Leighton, elle, était restée dans sa chambre, n'ayant pas vraiment la tête à descendre. Elle tournait en rond, s'asseyait, se relevait, marchait. Elle s'avança vers la fenêtre et jeta un coup d'oeil dehors. Il faisait sombre dans le grand jardin. Deux grands reverbères éclairaient l'allée de chaques côtés. C'était une petite partie du jardin, le petit coin secret de la bande. Il y avait, tout au fond, une fontaine, avec au centre, une statue représentant un tireur en défence. On pouvait apercevoir du haut de la fenêtre de la chambre de Leighton, deux grands pommiers qui cachaient une table de pierre avec autour un long banc qui l'entourait.
C'était là que chacun allait quand il se sentait mal, et c'était qu'on pouvait trouver quelqu'un qui avait dîsparut.
Leighton décida de s'y rendre. Elle passa dans les couloirs, vers cette heure là, beaucoup vont mangé, alors elle croisa plusieurs personnes sans pour autant s'arrêter pour parler avec eux. Une fois dehors, elle dût traverser la grande coure éclérée de part et d'autre. Elle jeta un coup d'oeil vers le réfectoire, mais n'y entra pas. Une boule ventre, elle alla s'assoire sur le banc, près de la fontaine.
Un long moment passa, sa tête frêle était posée sur la pierre abîmée par la pluie, de la table. Ses cheveux étaient défets, et volaient de ça de là. Assise sur l'extrémitée du banc, elle balançait ses pieds d'avant en arrière, jouait avec ses mains, mais brusquement se relève. Intriguée par une lueur bleuâtre venant de la salle des fêtes qui se trouvait à l'autre bout du jardin, elle se leva et traversa celui-ci d'un pas lent et méfiant, les yeux hypnotisés par ce bleu insistant. La jeune fille ne regardait personne autour, bousculait parfois quelqu'un et s'excusait sans pour autant lacher la porte entre ouverte de la salle, des yeux. Elle y arriva enfin, étrangemant éssouflée, se santant comme après avoir courru un crosse de dix kilomètres. Bizarre. Elle n'a pas couru. Elle pousse la porte d'un geste maladroit, mais rien. Il n'y avait rien. Il y faisait tout noir, l'obscurité totale. Son coeur se mer à battre plus fort, elle serre les dents, entre dans la salle et appuye sur l'interupteur pour éclairer. Tout était normal, aucune raison de s'inquiéter. Leighton tourna la tête vers le bar mais, rien ne semblait anormal. Elle ferma les yeux, fronça les sourcils puis les rouvrit subitement. Sans doute un coup de fatigue. Elle étaigni la lumière et se retourna pour sortir mais, bouscula violament quelqu'un. C'était un garçon. Ulrich. Le reconnaissant à son odeure, l'amoureuse laissa s'échapper un petit " Excuses-moi " timide. Ulrich porta ses mains sur le visage de Leighton sans savoir que c'était elle, mais quand elle parla, il les retira d'un geste doux et fluide. " T'en fais pas, c'est pas grave. ". Ashley qui était derrière Ulrich avança, et voyant Leighton, elle se retourna, ne voulant pas l'affronter. Mais son amie se dirigea vers elle et posa ses mains sur son épaule en disant :
" Excuses-moi, j'ai été stupide et égoïste. " Ashley se retourna et posa ses mains sur celles de Leighton.
" Mais non, ne dis pas ça, j'ai compris ta deception et je ne t'en veux pas, mais toi...
- Moi non plus Greeny chérie, je ne t'en ai jamais voulu. " Elles se serrèrent l'une contre l'autre laissant tomber deux trois larmes qui vinrent se mélanger à la fine pluie qui commença à tomber.
Un mois passa, et pourtant la vie à Fuldon restait la même, les préparatifs avançaient à grands pas, Jessica et Leighton se disputaient toujours autant, cette dernière étant toujours aussi amoureuse d'Ulrich. Alexender ne parlait toujours pas à Dan, Ettan et Marvin s'étaient très bien intégré dans l'université, Alice, Ashley et tous les autres élèves gardaient leur caractère de boulet de service pour faire rire la troupe.. Bref, un monde comme tous les autres.
Aujourd'hui se déroulait les répétitions de la danse - oui, parce qu'Ashley avait proposé qu'ils organisent différentes danses avec des élèves volontaires, une sorte de bonus-surprise, car l'université est très diversifiée, des indiens, des chinois, des magrébins... - les élèves dansaient pour le moment sur Mar Jaani, pour le moment "indien". Le groupe était composé de dix filles et dix garçons. La musique retentissait dans la grande salle quand Ashley criait d'un air autoritaire : " Aller plus d'énergie ! Vous devez nous faire vibrer, faire lever les gens à danser avec vous ! " Elle les observait et dansait avec eux, les menant, leur expliquant chaques pas. Ulrich lui, s'occupait de mettre en place certains meubles et objets indispensable. Il entra dans la salle portant une table d'un côté, aidé par Dan de l'autre côté. Ils la déposèrent au fond de la salle et se retournèrent vers le groupe de danseur. Ulrich trébucha et appuiya sa main sur une dalle par terre. Ses yeux s'écarquillèrent quand il senti la dalle descendre de deux trois centimètres... " Cette vieille batîsse tombe en ruine, c'est moi qui vous le dis. Un jour on va se reveiller la tête coincée entre notre oreillé et le plafond de notre chambre ! " S'écria Dan levant les yeux au ciel. Ulrich grimaça et leva la tête vers le plafond, puis baleya du regard les danseurs avant de reposer ses yeux sur Daniel. " T'es vraiment trop con. " Il commença un petit sourire en coin, se jetant en arrière, le dos collé contre les dalles glaciales, quand son ami s'empara d'un carton qui trainait là, et en sortant de la salle lança : " Ah mais tu as tout compris, abrutis. " Grimaçant.
La sonnerie retantie, c'était le signe d'un début de cours pour certains élèves, et la fin pour d'autres. Leighton traversait l'un des nombreux couloir des salles de classes pour arriver à la sienne, " Ohh nul ", mathématiques. Elle soupira, vraiment pas motivée et entra dans la salle, avec un long visage dégouté. Le professeur, monsieur Fergesson, assis derrière son bureau la regarda d'un air habitué et dis : " Je sais ça fait mal hein ? " Leighton détourna le regard et alla s'assoir à une table... au fond. Mais Fergesson l'interpela et lui indiqua une autre place... juste en face de son bureau. Elle aurait voulu criser mais à quoi bon ? Ce professeur gagne toujours. Elle se déplaça alors sans broncher, ou presque. Les autres élèvent arivaient peu à peu, Jimmy, Gabriella, Sam, Alex... Jessica et Ulrich. Alex s'asseya devant, à côté de sa meilleure amie, et le couple, arrivé en dernier, avec Meri, se plaça à la table à côté, près de la porte, Jessica à droite et son petit-ami à gauche, contre le mur. Tandis que Meri allait s'installer, Fergesson lui fit signe de fermer la porte avec un air exaspéré. Elle s'exécuta, ne disant rien.
Le cours commença enfin.
Le proffesseur pris une craie et commença à marquer au tableau ; "On considère les nombres complexe zA = 4e x/6, zB = 4e tx/3, et zC = - 2 + 2i". Il commença à parler après avoir posé sa craie, mais Alex parlait avec Leighton et ne prenait pas compte des paroles de Fergesson, ce qui agaça quelques peu celui-ci qui continua à parler et à poser une question.
" Le plan complexe est muni d'un repère aurthonormal. Dites-moi euh... Green tenez, quel est le nombre complexe conjugué de zA ? " Avec un air sadique. Alex retourna la tête vers lui et ouvrant de grand yeux dit :
" Le nombre complexe conjugué ? Euh ben, attendez voir. " Il se leva et alla au tableau, et commença à écrire ses calculs. " On sait que le petit z non conjugué est égal à moins z et arg petit z non conjugué est égal à moins arg z. Donc la réponse est... Il ferma un oeil et reflechit un petit instant avant de reprendre très vite son calcul. Petit zA non conjugué est égal à 4 e moins m/6. " Il se retourna vers son professeur avec un grand sourire. Ce dernier clignait des yeux, ahuri. " Euh oui... oui très bien, c'est bien ça. " Puis il repris son cours, et Alex retourna à sa place. Leighton s'empressa de lui demander comment est-ce qu'il avait fait. C'est que c'était bien loin d'être de leur niveau... En se rasseyant Alex semblait lui même chamboulé. " Euh je... je n'sais pas... " Il fit une grimaçe comme si il avait mal, et un instant après, fut pris d'une très grande douleure à la tête. Il se tourne, se prend la tête entre les mains, et fini par descendre de sa chaise, s'étale par terre, hurlant de douleure. Fergesson, pris de panique, s'approcha d'Alex et ordonna à un élève d'aller chercher le premier infirmier qu'il trouvera. " Green... c'est quoi son prénom ? " Levant la tête vers les élèves. Il pris Alex par derrière et esseya de le calmer. " Alexender Monsieur. " Répliqua Leighton affolée. Ulrich se mit de l'autre côté d'Alex et lui parla lui aussi. " Alex ! Qu'est-ce qu'il y a ? " Lui ne répondait pas, hurlant, se tappant la tête contre le pied de table il ne voulait rien entandre. " Alexender ! Ecoutez-moi enfin... ! " Mais rien ne lui parvenait.
C'était comme un tourbillon, comme si tout autour de lui s'emmêlait, tournait, rien n'avait plus aucun sens. ll se tenait la tête, mais ne voyait plus rien, une étrange lueur blanche se dégagea de ses yeux, une lueur qui l'étouffa, une lueur qui l'apaisa après un petit moment, qui le raidit... Il ne bougeait plus, n'avait plus aucun contact avec personne... comme dans un autre monde il répétait : "Le Roi est en Echec... Le Roi est en Echec... le Roi est en Echec..."
Tous les élèves se regardèrent...
Personne n'osait parler... c'était comme si il était posédé, comme si ce n'était plus lui... non, bien sûr que non, ce n'était pas Alexender... c'était... c'était qui ? Personne ne savait. Personne ne comprenait ce qui se passait... c'était tellement étrange... et cette phrase "le roi est en echec"... que voulait-elle vraiment dire ? Etait-es-ce un délirs du moment ? Ou était-es-ce quelque chose d'important ?
Alex toussa un grand coup, se redressa, tenu par Fergesson et Ulrich. Il sentait comme une etrainte autoure de son cou, une etrainte qui l'étouffait, il toussa, toussa encore, mais bientôt n'arrivait plus à respirer... Son coeur se mit à battre largement plus vite et son il trenspira...
Un des infirmier de l'universitée accoura au plus vite et, une fois dans la salle, s'approcha d'Alex sans dire un mot, et mit sa main sur le front du malade.
" Il est brûlant ! s'écriat-il, aidez-moi à le lever, il faut le ramener en bas... " Alex, malgrès son étouffement, répétait toujours la même phrase... " Le Roi est en Echec... " L'infirmier lança : " Il délire ! C'est sans doute la fièvre ! Il faut faire baisser sa température. "
Plus les gens parlaient, moins Alexender entandait, il s'en allait dans un sommeil profond, fermant les yeux, et répétant plus péniblemant ecore, sa phrase... Son corps devenait lourd, sa langue, infatigable, répétait et répétait...